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À Montpellier, l’agroforesterie au programme d’un congrès international

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Plus de 1 400 scientifiques, agriculteurs et décideurs publics, issus de plus de 100 pays, se sont réunis du 19 au 22 mai, à Montpellier, à l’occasion du congrès mondial d’agroforesterie, organisé par l’Inra et le Cirad, en coopération avec le centre de recherche international « World Agroforestery ». Il s’agit de la quatrième édition de cet évènement, qui a lieu tous les cinq ans.

Son but : promouvoir l’agroforesterie au niveau international. « Le congrès gagne de l’ampleur à chaque édition : la première fois nous étions 300, cette fois-ci quatre fois plus », se réjouit Christian Dupraz, directeur de recherche à l’Inra, président du comité scientifique du congrès. « De plus, c’est la première fois qu’on voit autant de représentants de pays tempérés », se félicite-t-il.

Cette année, l’objectif des organisateurs est de « renforcer les liens entre science, société et politiques publiques », pour que les « solutions techniques » de l’agroforesterie « s’intègrent » aux décisions politiques. Pour organiser cette action, une nouvelle association internationale a été officiellement lancée pendant le congrès.

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L’Union internationale de l’agroforesterie (IUAF) est composée de 200 membres fondateurs. Elle organisera les prochains congrès. Elle sera chargée d’une action de « lobbying mondial » sur cette question, en « visant notamment à accompagner les États dans leur réglementation », indique Christian Dupraz, qui a été nommé membre du conseil d’administration.

Elle regroupera, à terme, un collège d’organisations, afin de constituer un « réseau d’entités indépendantes, partageant une mission commune et des objectifs similaires en agroforesterie », pour des « échanges d’informations » et une « meilleure coopération » entre elles. 43 % de toutes les terres agricoles du monde avaient au moins 10 % de couvert arboré, surtout dans les régions tropicales.

« Renforcer les liens entre science, société et politiques publiques »