L’indicateur du climat des affaires en France connait une nouvelle baisse en novembre par rapport à octobre, à en croire la dernière note de conjoncture de l’Insee. La chute du moral des chefs d’entreprise ne cesse de se détériorer dans tous les secteurs. Tout aussi morose, le climat continue de se dégrader dans le commerce de gros du secteur des produits alimentaires et des boissons car l’activité reste mal orientée sur le marché national induisant une baisse des importations. A l’inverse, les industriels de l’agroalimentaire jugent leurs carnets de commande nationaux et étrangers « fournis », avec des perspectives de production stables.  Une note d’optimisme qui fait plaisir dans ce climat général plutôt morose. Dès lors, on comprend moins le peu de références faites par Nicolas Sarkozy à ce secteur, lors de son discours pour le troisième anniversaire du Fonds stratégique d’investissement. « L’industrie doit être notre obsession quotidienne pour une politique industrielle forte », selon le chef de l’Etat. Mais s’il s’est longuement étendu sur l’automobile et le cas de PSA ou l’énergie et le sauvetage d’Alstom, il n’a fait qu’une brève mention de Limagrain ou Agroalimentaire Grimaud. Une bien curieuse discrétion pour les 10 000 entreprises françaises, majoritairement des PME,  qui représentent le premier secteur industriel de France avec un chiffre d’affaires de 144 milliards, dont 5,7 milliards à l’exportation. D’autant que le secteur qui se révèle être parmi les plus ouverts à l’innovation dans le monde industriel,  est en droite ligne avec les objectifs de soutien aux entreprises que se fixe le FSI.

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