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Meunerie/Stratégie Moulins Bourgeois à contre-courant des marques nationales

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« Je ne crois pas aux marques nationales en boulangerie artisanale. Pour se développer, un boulanger n’a pas besoin de s’effacer derrière un réseau. Les consommateurs ne cherchent pas forcément à acheter des produits uniformes. Ils aiment choisir leur pain et leur boulangerie », estime David Bourgeois. Fort de ce constat, l’entreprise familiale (CA annoncé : 28,5 M EUR) propose, outre ses farines (37 000 t par an), de la formation en boulangerie et des services marketing, mais en laissant le boulanger mettre en avant son nom et son pain. « Avec la volatilité, nous prenons des risques énormes, mais c’est le prix du blé qui fait le prix de la farine. Nous apportons de la valeur ajoutée avec le marketing et la formation. » L’entreprise, située à Verdelot (77) et dont le moulin a brûlé en juin 2010, l’a reconstruit (investissement non communiqué) avec des capacités de production supérieures (450 t/jour contre 240 t/jour) pour gagner en confort de travail. « Pendant les travaux, nous avons continué à sélectionner nos blés en sous-traitant la mouture et nous avons pu continuer à livrer nos clients », explique David Bourgeois. L’entreprise livre 700 boulangers et des restaurateurs, avec une offre complète. « Nous pouvons travailler avec des boulangers qui travaillent à partir de préparations mais aussi avec ceux qui travaillent sur farine brute et levain liquide », explique David Bourgeois. A noter, Moulins Bourgeois avait mis en route en février 2010 un moulin sur meule de pierre dédié à la production bio (capacité : 1 t/h) qui, lui, n’a pas brûlé. Cette expertise a fait partie des leviers mis en avant sur Europain (gamme le Boulanger Bio), ainsi que la baguette aux éclats de lin (apport en oméga 3)

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