Reçus à l’Élysée pour le 1er mai, les acteurs de la filière du muguet ont remis leur traditionnel bouquet au président de la République, Emmanuel Macron. L’événement, qui rassemblait 400 personnes, principalement des personnalités du monde agricole et de l’agroalimentaire, a été l’occasion pour le chef de l’État de les remercier pour leur « engagement » et d’affirmer aux représentants du marché de Rungis son attachement à « une souveraineté ouverte ». Après deux « bonnes » années en 2020 et 2021, les producteurs de muguet s’attendent à réaliser encore une bonne saison en 2022, a indiqué le président de Rungis Fleurs Production, Jean-Claude Chevalier, à Agra Presse. « La production est légèrement en avance cette année et de qualité pour le muguet coupé, développe-t-il. Le muguet en racine et en pot est un peu déficitaire mais satisfait la demande, qui est en légère baisse du fait de la période de vacances scolaires ». Les prix se sont « tenus » jusqu’au 1er mai. « Il arrive, certaines années, qu’ils s’effondrent les derniers jours en cas de surproduction », explique celui qui est aussi un ancien producteur de muguet.
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Le rendement des griffes de muguet (rhizomes) – qui proviennent pour « plus de la moitié » d’Allemagne – a été affecté ces dernières années par les hautes températures et la faible pluviométrie en période estivale, ce qui pèse sur les disponibilités. « Pour faire un plant de muguet, il faut minimum deux ans, explique M.Chevalier. Le déficit devrait théoriquement être comblé l’année prochaine ». Comme les autres filières, l’horticulture subit des hausses de charges, amplifiées par la guerre en Ukraine (engrais, gaz, emballages…). Avant même le début du conflit, en février, le prix des intrants horticoles avaient augmenté de 17,7 % sur un an, selon une note d’Agreste du 19 avril. Le muguet cultivé en France provient principalement de la région nantaise (80 % de la production), du Bordelais et du Var.