Les comportements des grandes surfaces de distribution et les phénomènes sur les marchés mondiaux sont distincts, rappelle le fin observateur qu'est Philippe Chalmin. Mais les distributeurs ont su exploiter ce qui se passe sur les marchés. Ils savent toujours le faire. Et ils vont le faire de plus en plus. Il faut s'y attendre. C'est dans leur logique. Et ils ont un tournant majeur à négocier et cela ne sera pas sans conséquence sur leurs fournisseurs.

Les grandes chaînes de distribution se sont fait durement concurrencer par les nouveaux circuits internet sur les produits non alimentaires. L'électroménager, l'électronique, les vêtements, la culture… qu'il s'agisse d'internet ou des chaînes spécialisées, d'autres distributeurs sont venus prendre des parts de marché. Les marges ne sont plus sur ces articles, et surtout il ne s'agit plus de produits d'appel quand le consommateur un peu argenté est capable de trouver bien moins cher chez Amazon.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

distribution
Suivi
Suivre

Alors les Auchan, Carrefour, Leclerc et autres enseignes se rabattent sur l'alimentaire. Celui-ci redevient le cœur de l'activité soit pour retrouver de la marge soit pour faire venir le chaland. Les distributeurs vont donc faire de la résistance. D'autant qu'ils savent que sur l'alimentaire aussi ils pourraient bien être assiégés. D'une part, mais c'est encore peu de choses, par les circuits alternatifs que sont les ventes directes et circuits courts. D'autre part, et cela leur faut bien plus peur, par les grandes enseignes d'internet. On le sait, Amazon a créé un service de vente de produits frais aux Etats Unis. On y vend par exemple des fruits avec des indications précisés sur le mûrissement et le moment idoine pour les consommer. On n'a pas encore idée de l'ampleur de la mutation des circuits de distribution. Et cela concernera directement les agriculteurs.