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Initiative Naissance de la marque Be Reizh réservée aux produits bio et bretons

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La nouvelle marque Be Reizh, pour les produits bio et bretons, dont sept entreprises sont déjà partenaires, a été lancée le 24 novembre, lors des troisièmes Rencontres professionnelles de la filière bio en Bretagne. À cette occasion, l’association Initiative Bio Bretagne a dévoilé les résultats de la onzième édition de l’Observatoire régional des préparateurs et distributeurs en agriculture biologique, témoignant de la dynamique du marché bio breton.

Après deux ans de travail, l’association Initiative Bio Bretagne (IBB), qui regroupe un réseau d’entreprises et d’acteurs bretons souhaitant développer la filière et les produits bio, a annoncé le 24 novembre le lancement de la marque Be Reizh. Seule marque de reconnaissance régionale bretonne à rassembler des opérateurs de la filière bio, Be Reizh compte déjà sept entreprises partenaires. Il s’agit de Jampi Glacier (crèmes glacées et sorbets), installé à Bohars (29), Kervern (charcuterie artisanale) à Grand Fougeray (35), La Marmite Bretonne (conserverie artisanale) à Plougoumelen (56), le P’tit Fausset (artisan cidrier) à Merdrignac (22), Les Saules-Fumoir des Vallons (artisan fumeur) à Chanteloup (35), Minoterie Prunault à Ercé en Lamée (35) et Orgé (café d’orge à base de malt d’orge torréfié) à Yffiniac (22). L’utilisation de cette marque est réservée aux produits des entreprises adhérentes à IBB. Les candidats potentiels qui suivent tous la réglementation européenne sur les produits bio doivent répondre à un certain nombre de critères de base, parmi lesquels l’origine régionale des ingrédients bio, mais aussi la localisation de l’emploi en Bretagne, auquel s’ajoutent 25 points complèmentaires liés au développement durable.

Le bio en Bretagne, un marché dynamique

Selon la onzième édition de l’Observatoire régional de la préparation et de la distribution bio en Bretagne (1), la dynamique des entreprises bio bretonnes ne se dément pas, avec une augmentation de 15,5 % du nombre d’opérateurs aval (préparateur et distributeurs grossistes) entre 2013 et 2015. Les secteurs les plus importants restent les "céréales et alimentation humaine" avec 148 opérateurs et les boulangeries (141). "Au cours de ces deux dernières années, 168 nouvelles activités bio ont été créées, soit 36 créations de plus que sur la période 2011-2013, note l’Observatoire. Ces créations concernent notamment les restaurants et traiteurs "qui sont de plus en plus nombreux à proposer une offre de produits biologiques (23 nouveaux opérateurs)". Seulement 53 arrêts d’activité en bio ont été dénombrés entre 2013 et 2015, un chiffre en recul par rapport à ce qui avait été observé entre 2009 et 2011. L’analyse des 321 entreprises (préparateurs et distributeurs grossistes), soit 38 % des préparateurs et distributeurs grossistes ayant renseigné leur part de chiffre d’affaires bio, montre globalement une stagnation voire une diminution de leurs chiffres d’affaires bio entre 2013 et 2015. Plusieurs explications peuvent être avancées, selon l’Observatoire, pour expliquer cette évolution. Tout d’abord une augmentation de la concurrence liée à la progression du nombre d’opérateurs ces deux dernières années, mais aussi la poursuite du glissement de la consommation de produits bio vers des produits locaux non nécessairement bio. Pourtant, la Bretagne est dans le peloton de tête des régions qui consomment le plus de produits bio, avec une moyenne de 90 à 110 € par habitant en 2015 (estimation Agence Bio/ANDI 2015 pour 2014).

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Selon les dernières estimations de l’Agence Bio, le marché bio français devrait enregistrer une croissance de près de 20 % en 2016 pour atteindre presque 7 milliards d’euros. Si le marché bio breton suit la tendance observée au niveau national (+15 % par an), il devrait dépasser les 400 millions d’euros en 2018 (contre 350 millions d’euros environ en 2015).

(1) Cette 11e édition est le résultat du traitement de données des opérateurs bio bretons notifiés au 31 décembre 2015 réalisé entre avril et juillet 2016 et d’études complémentaires réalisées par IBB. À noter que 56 % des entreprises ont réactualisé leurs informations entre fin 2014 et fin 2015.