Les fédérations des caves coopératives de l’Aude, du Gard, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales ont créé le 9 janvier une structure qui les regroupera en une seule union régionale. Objectif : peser davantage auprès des instances régionales, nationales et même bruxelloises.
La Fédération régionale viticole interprofessionnelle qui va regrouper les 4 fédérations départementales est née le 9 janvier. Cette nouvelle union représente 50 000 adhérents, 3 000 salariés équivalents temps plein, 360 caves et 215 000 ha de vignes (70% du vignoble régional, 80% de la production régionale en moyenne). Elle est présidée par Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives vinicoles de France, et dirigée par Jean-Paul Bonnel, directeur de la Fédération des caves coopératives de l’Aude.
« Le pouvoir des régions est devenu tel que la dimension départementale ne suffit pas», estime Denis Verdier. La nouvelle structure donne plus de poids à la viticulture vis-à -vis de la région et notamment lors des négociations concernant les contrats de plan Etat/régions. Le Conseil régional du Languedoc-Roussillon, qui a salué sa naissance, lui a prêté son concours, en finançant notamment les conseils juridiques extérieurs préalablement à la fusion.
Au niveau national, la fédération régionale a aussi plus de poids au sein de Coop de France. L’adhésion des coopératives vinicoles à la maison commune s’est d’ailleurs accompagnée d’une représentation à Bruxelles puisque Joël Castany, président de Val d’Orbieu, est devenu vice-président du Copa-Cogeca.
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Les coopératives veulent induire auprès de la Commission européenne une réforme de l’OCM viti-vinicole pour dégager des fonds communautaires. L’idée est d’utiliser les fonds destinés à la distillation de crise, en remplaçant cet outil de gestion du marché par une maîtrise draconienne de la production.
La question sera soumise par Joël Castany aux autres Etats membres (Espagne, Italie notamment) au sein de la branche viticole du Copa-Cogeca lors de la réunion de février. Parallèlement, le débat s’ouvre en France avec toutes les composantes de la filière.