Quinze des vingt-neuf projets agricoles déposés par les zadistes de Notre-Dame-des-Landes ont d’ores et déjà été jugés « éligibles » à la signature de conventions d’occupation précaire (COP), a annoncé le 14 mai le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert. Pour les autres projets, « nous avons encore besoin de temps pour continuer à les examiner », soit en raison de dossiers incomplets, soit du fait de conflits d’usage avec d’autres exploitations agricoles, a ajouté le ministre à l’issue d’un comité de pilotage à la préfecture de Nantes. Le ministre de l’Agriculture a annoncé qu’un nouveau comité de pilotage est prévu, sans en préciser le calendrier. Trente-neuf dossiers ont été présentés au service de l’État dont vingt-cinq sont purement agricoles. Les projets artisanaux ou commerciaux qui ne relèvent pas des procédures agricoles feront l’objet d’autorisations accordées par les élus locaux, a précisé le ministre de l’Agriculture. « La signature de ces prochaines COP constitue une réelle avancée pour le retour à l’État de droit », s’est félicité Stéphane Travert, accompagné de la préfète de région Nicole Klein. Il a rappelé que « ceux qui ne portent pas de projet n’ont rien à faire sur le site et devront partir » et a assuré aux élus locaux que « les trois routes départementales bloquées seront totalement libres d’accès. »
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Trois jours plus tard débutait une deuxième opération d’expulsion visant une dizaine de "squats", lieux de vie des zadistes. Tôt le 17 mai la Zad, dont les accès étaient bouclés par les gendarmes, s’est réveillée au son des tirs de grenades lacrymogènes et d’un hélicoptère qui survolait la zone, tandis que les zadistes avaient mis le feu à plusieurs barricades et défendaient leurs "lieux de vie" à coup de cocktails Molotov. Cette opération est lancée un peu plus d’un mois après les premières évacuations sur le site, initialement prévu pour un aéroport auquel le gouvernement a renoncé en janvier après des décennies de controverses. Cinq squats étaient ciblés le 17 mai dont "La Châteigne", "PuiPlu", "la Vosgerie" et "la Lande de Rohanne". Environ 80 personnes faisaient face aux forces de l’ordre selon les gendarmes qui estiment à environ 200 le nombre d’opposants radicaux présents sur la Zad sur un total de 400 personnes.