L’entreprise américaine spécialiste du négoce des céréales Bunge a annoncé le 13 juin avoir scellé un accord pour racheter son concurrent Viterra pour plus de 8 Md$, soit environ 7,5 Md€. Elle renforce ainsi son poids dans un secteur dominé par quatre mastodontes du négoce de matières premières agricoles de par le monde : les « ABCD », (Archer Daniels Midland, Bunge, Cargill et Louis-Dreyfus). Spécialiste de la transformation des graines oléagineuses et notamment du soja, Bunge s’est initialement développé en Amérique du Sud. L’année passée, Bunge a engrangé plus de 67 milliards de dollars de chiffre d’affaires l’an dernier. Il compte près de 23 000 employés installés dans 40 pays. Originaire du Canada, Viterra est contrôlé par le géant suisse des matières premières Glencore, et avait réalisé 54 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022. L’entreprise emploie plus de 17 500 personnes dans le monde.
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Selon le groupe américain, les activités de Viterra et Bunge sont « très complémentaires ». Leur rapprochement permettra d’avoir « une présence mondiale renforcée » et de s’appuyer sur une plus large variété de cultures, diversifiant les revenus et « renforçant la résilience » face aux risques climatiques notamment, fait-il valoir. Avec cette opération, Bunge met la main sur un groupe implanté au Canada, en Australie et en Europe, et « très spécialisé » dans le blé et l’orge, a expliqué à l’AFP Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. Cumulé, le chiffre d’affaires de Bunge et Viterra s’élevait à 121 milliards de dollars l’année passée. De quoi potentiellement dépasser, avec ce rachat, celui de son rival ADM (102 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022), et se rapprocher du numéro 1 Cargill (165 milliards en 2022).