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Nouveaux aliments Négociation de la dernière chance sur le clonage dans l’UE

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Les représentants du Conseil des ministres de l’UE et du Parlement européen doivent se retrouver le 28 mars pour une dernière réunion de conciliation afin de tenter de trouver un compromis sur le clonage des animaux, dossier qui bloque totalement la négociation sur le règlement relatif aux nouveaux aliments.

Le Conseil de l’UE a proposé au Parlement européen le compromis suivant lors de la conciliation qui s’est conclue le 17 mars sans accord (1) : interdiction du clonage des animaux dans l’UE pour la production alimentaire, interdiction des aliments issus d’animaux clonés, quelle qu’en soit l’origine, et interdiction de proposer dans l’UE des clones pour la production alimentaire ; mise en œuvre immédiate de ces interdictions temporaires qui prendront fin lorsqu’une législation complète sur le clonage aura été adoptée par le Conseil et le Parlement européen ; systèmes de traçabilité pour la semence et les embryons d’animaux clonés ainsi que pour les descendants des animaux clonés.

Pas d’unanimité au Conseil
Cette proposition, présentée aux députés par la présidence hongroise de l’UE au nom du Conseil, n’avait pas reçu l’aval de six Etats membres qui ne constituaient toutefois pas une minorité de blocage : France, Autriche, Grèce, Roumanie, Irlande, Chypre.
Elle a encore moins convaincu la présidente de la délégation parlementaire, la socialiste italienne Gianni Pittella, et la rapporteure, la Néerlandaise Kartika Liotard (Gauche unitaire européenne) qui, dans une déclaration conjointe, ont jugé « tout simplement incroyable que le Conseil, composé des mêmes partis politiques que le Parlement européen, ne puisse pas accepter la position (de l’Assemblée) sur l’interdiction de denrées alimentaires provenant d’animaux clonés et de leur descendance ». « Il est tout aussi incroyable que le Conseil soit prêt à fermer les yeux sur l’opinion publique ainsi que sur les problèmes d’éthique et de bien-être animal associés au clonage. Le temps va rapidement manquer », ont ajouté les deux parlementaires, avertissant que, « si les positions du Conseil et de la Commission demeurent exclusivement liées aux intérêts commerciaux, le Parlement n’acceptera pas n’importe quel accord ».

(1) Voir n° 3293 du 21/03/11

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