Comme attendu, les négociations commerciales 2024 ont abouti à une légère hausse, en moyenne « inférieure à 1 % », contre 16 % sur l’ensemble de l’année précédente, annonce le Médiateur des relations commerciales agricole dans son Observatoire annuel, paru le 14 mai. Ainsi, la hausse moyenne de MPA (matière première agricole) déclarée par les industriels « n’a pas été couverte » par la hausse, contrairement aux deux années précédentes. Le chiffre porte sur les contrats au stade du « prix 3-net (1) » pour les produits de marques nationales tous secteurs confondus (hors vrac, viandes fraîches non emballées par le fournisseur, poissons…). Le médiateur précise que la hausse du prix moyen diffère « selon que l’on prenne les chiffres des enseignes (+0,4 %) ou ceux des fournisseurs (+0,9 %) » et que la marge d’erreur de la méthode est d’environ 1 %. Dans le détail, « certaines familles de produits sont en légère baisse (entre -0,5 % et -1 %) quand d’autres sont en légère hausse (entre +0,5 % et +1 %) ». Les hausses de tarifs demandées par les industriels étaient en moyenne de +4,5 % (contre +7,2 % en 2022 et +14 % en 2021). Le niveau de ces demandes diffère également entre familles de produits (de +3 % à +5,7 %) mais avec une amplitude « moindre que les années précédentes ».
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Par ailleurs, dans son observatoire, le médiateur indique que l’option 2 (transparence par produit) est en hausse en nombre d’entreprises (notamment chez les PME, où elle est majoritaire) mais reste minoritaire en chiffre d’affaires. L’option 3 (transparence par entreprise, via un tiers) reste « largement majoritaire » en chiffre d’affaires, privilégiée par les grands groupes. Quant aux clauses de révision en cours d’année, elles « ont fonctionné », en majorité « une seule fois », principalement à la baisse (60 % des cas).