Le Conseil économique, social et environnemental estime « nécessaire », dans son rapport sur la formation des prix alimentaires, « d’assurer une transparence réelle des négociations commerciales ». Les étapes de négociation entre fournisseurs et distributeurs « dominent les filières agroalimentaires » et le pouvoir de marché « n’est pas équilibré », constate-t-il. Cela au détriment des agriculteurs et des consommateurs « qui subissent les baisses de prix pour les premiers et les hausses de prix pour les seconds ».
Il reste donc du pain sur la planche. Le CESE demande une obligation de réciprocité dans la communication des informations financières.
Il est fréquent en effet que des acheteurs obtiennent une information détaillée sur la rentabilité de leurs fournisseurs, « alors que leurs propres comptes financiers ne font l’objet d’aucune diffusion ». Le rapport suggère que la Commission d’examen des pratiques commerciales mette en évidence des niveaux de marges brutes de référence.
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Le rapport demande aussi la publication d’un rapport sur les prix et les marges « au moins annuellement ». Il demande également un renforcement de la Commission d’examen des pratiques commerciales, car elle ne peut qu’émettre des avis. Il faudrait déjà qu’elle ait des « pouvoirs d’enquête accrus ».
Le CESE propose enfin des moyens d’améliorer l’information du consommateur sur les prix alimentaires. Cette information est trop focalisée sur le seul niveau du prix. Il est donc « essentiel » qu’elle renseigne aussi le consommateur sur les coûts de production induits par la réglementation française et européenne. Pour le CESE, l’apposition obligatoire de l’origine des produits agricoles bruts entrant dans la composition des produits transformés « est de nature à mieux informer le consommateur ».