Avant même la clôture des négociations, le médiateur des relations commerciales agricoles avait reçu 70 demandes de médiation, « dont plus de la moitié dans les quinze derniers jours », a indiqué Thierry Dahan à l’AFP, précisant que ce niveau était similaire à 2022. Sur ces 70 dossiers, une dizaine de médiations – concernant majoritairement des poids lourds de l’agroalimentaire – ont échoué, un nombre important, selon lui. Dans le cas où une enseigne et un fournisseur échouent à s’accorder sur les conditions de vente d’un produit, le médiateur des relations commerciales agricoles, Thierry Dahan, peut entrer en jeu. Les entreprises qui saisissent le médiateur avant le 1er mars peuvent espérer aboutir à un compromis, tandis que celles qui entrent en médiation après la date butoir vont définir les conditions du préavis de rupture des relations commerciales. En 2022, avec la mise en place d’Egalim 2 et dans un contexte déjà fortement inflationniste, le médiateur des relations commerciales agricoles a mené près de 200 médiations, alors qu’il en mène habituellement 30 à 40 par an.
Cette année, deux jours après la fin de négociations tendues entre la grande distribution et ses fournisseurs de l’agroalimentaire, presque « 100 % » des contrats en jeu avaient été signés, a annoncé le 3 mars à l’AFP la principale organisation patronale des industriels, l’Ania. L’organisation faisait état de « blocages avec certains distributeurs ». « Quelques dossiers vont aller en médiation », ajoutait-elle. Les industriels défendus par l’Ania et les distributeurs rassemblés dans la FCD s’accordent à dire que la hausse des prix payés par les supermarchés à leurs fournisseurs est de l’ordre de 10 %. « On ne va pas répercuter comme un mur l’ensemble » de ces hausses, a déclaré le 3 mars au matin sur France Info Michel-Edouard Leclerc.