En l’état, les travaux du comité de suivi de l’inflation à l’Assemblée nationale « n’ont pas permis de conclure à des comportements abusifs de la part des industriels ou des distributeurs », a déclaré le député Xavier Albertini (Horizons) qui présentait, le 27 juillet, un rapport en commission des Affaires économiques. Sa co-rapportrice Aurélie Trouvé (LFI-Nupes) précise qu’ils n’ont pas disposé « des données suffisantes pour éclairer un tel sujet ». La députée recommande, en ce sens, de donner « des moyens supplémentaires » à l’OFPM (Observatoire de la formation des prix et des marges). Les rapporteurs poursuivront leurs travaux à la rentrée, n’ayant eu que trois semaines pour rendre leurs premières conclusions.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« La poursuite des travaux devrait se focaliser sur la question des grands profiteurs de crise, s’il y en a », précise Aurélie Trouvé. « La grande distribution continue de faire des marges brutes de 25-30 % sur l’alimentaire », a rappelé la députée. Dans l’industrie, les cas de « grandes entreprises multinationales » nécessiteraient « davantage d’investigations », relève-t-elle, citant Lactalis et Nestlé. Elle cible également « les grands négociants de céréales internationaux » qui enregistrent « une très forte hausse » de leurs profits. Pour apaiser les relations entre industriels et distributeurs, les rapporteurs préconisent – à l’instar des sénateurs et du médiateur des relations commerciales – de prévoir l’intervention du tiers de confiance en amont de la négociation. Ils se prononcent en faveur d’un chèque alimentaire, à condition qu’un fléchage soit effectué sur certains publics et certains produits (de qualité, bio).