L’UE et la Tunisie ont entamé officiellement le 13 octobre à Tunis des négociations pour un accord de libre-échange « approfondi et complet ». À travers ces pourparlers, l’Union veut marquer son soutien aux réformes politiques et économiques en Tunisie, a souligné la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, précisant qu’« il s’agit d’un accord asymétrique qui ouvre davantage nos marchés et prend soin de protéger certains secteurs très fragiles en Tunisie ». « Il y aura des délais très longs pour permettre aux Tunisiens de s’adapter, pour l’agriculture par exemple », a-t-elle ajouté.
À cet égard, le récent projet de Bruxelles visant à offrir un accès temporaire supplémentaire au marché de l’UE pour l’huile d’olive tunisienne est « un premier pas », a noté la commissaire européenne. Cette proposition présentée le mois dernier prévoit l’instauration du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2017 d’un quota à l’importation exempté de droits de douane pour 35 000 tonnes d’huile d’olive tunisienne, qui viendra s’ajouter au contingent annuel existant de 56 700 tonnes à droit nul fixé par l’accord d’association de 1995 et sera ouvert une fois que ce dernier sera épuisé (1).
La Tunisie a été le premier pays méditerranéen à signer un accord d’association avec l’UE, en juillet 1995. Dans ce cadre, un démantèlement des droits de douane a été opéré, donnant naissance en 2008 à une zone de libre-échange, la première entre l’Union et un partenaire méditerranéen.
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En décembre 2011, le Conseil de l’UE a adopté des directives de négociations pour la conclusion d’accords de libre-échange « approfondis et complets » avec l’Égypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie.
(FXS)
(1) Voir n° 3512 du 21/09/15