Selon le président argentin, « le chapitre agricole est clairement le point de conflit » des négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur.
À l’issue d’entretiens à Bruxelles dans le cadre d’une tournée européenne, le président argentin, Mauricio Macri, a confirmé le 4 juillet que « le chapitre agricole est clairement le point de conflit » des négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, dont la première session est prévue en septembre. « Je crois que nous devons trouver des façons d’avancer, car pour nous, ce sont des chapitres fondamentaux », a-t-il insisté.
L’UE et le Mercosur ont procédé le 11 mai à l’échange d’offres d’accès au marché, après que la Commission européenne ait exclu de sa proposition initiale la fixation d’un contingent tarifaire d’importation pour la viande bovine et l’éthanol (1).
Un sujet délicat pour l’Allemagne comme pour la France
« Les Argentins et tous les membres du Mercosur sont prêts à réaliser des avancées dans les négociations et naturellement le chapitre le plus difficile est l’agriculture », a ensuite réaffirmé Mauricio Macri, en visite ensuite à Berlin le 5 juillet. « Pour le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, ceci est essentiel et, de ce point de vue, nous avons besoin d’une position plus flexible de la partie française », a-t-il dit, alors que sa tournée européenne avait commencé par Paris où il s’était entretenu avec le président François Hollande.
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« Mais je compte sur le leadership de l’Allemagne » pour peser sur ce dossier, a poursuivi le président argentin devant la presse, au côté d’Angela Merkel.
La chancelière allemande a toutefois répondu qu’il ne fallait pas compter sur une souplesse excessive de son pays en matière agricole. « Il n’y a pas qu’en France » où l’agriculture est un sujet délicat dans les négociations, « en Allemagne aussi », a-t-elle remarqué. « Notre ministre de l’agriculture regarde cela aussi de manière très attentive et cela va constituer un élément très compliqué (des négociations) car c’est dans ce domaine que l’Argentine a ses atouts », a ajouté Angela Merkel.
(1) Voir n° 3546 du 16/05/16