« Nous ne sommes pas prêts à perdre du temps dans des pourparlers éternels (avec l’UE). Nous ne sommes pas prêts non plus à signer une version édulcorée (d’un accord de libre-échange) » (1), a prévenu le président uruguayen, Tabaré Vázquez, lors d’un sommet du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) les 17 et 18 juin à Luque (Paraguay). Montevideo assurera à compter du 1er juillet la présidence tournante du bloc sud-américain. Le ministre uruguayen des affaires étrangères, Rodolfo Nin Novoa, a, de son côté, invité les Européens à montrer « une réelle volonté » de sceller un accord, suggérant que le Mercosur pourrait réorienter ses priorités vers d’autres régions, comme la Chine.
« Nous ne devons pas abandonner l’idée de cette alliance (avec l’UE). Fermer la porte ferait obstacle à des négociations qui ont un succès raisonnable », a tempéré le président brésilien, Michel Temer, plaidant aussi pour des pourparlers commerciaux avec le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Lors du sommet de Luque, les dirigeants des pays du Mercosur ont souligné « la nécessité d’un soutien politique des deux parties » en vue d’un accord avec l’UE, poussant aussi pour des négociations de libre-échange avec d’autres pays occidentaux ou asiatiques pour faire barrage au protectionnisme américain.
(1) Voir n° 3649 du 18/06/18