Nelson Peltz, propriétaire du fonds d’investissement Trian Fund Management, vient de lancer un nouveau pavé dans la mare du monde agroalimentaire. Lors d’une interview sur la chaîne de télévision économique CNBC, il s’est prononcé pour une fusion entre PepsiCo et Mondelez. Trian aurait procédé à des achats d’actions dans les deux sociétés et détiendrait pour 1,3 milliard de dollars chez PepsiCo (environ 1% de la capitalisation boursière) et plus de 1 milliard chez Mondelez (environ 2%). Nelson Peltz a déclaré lors de cet entretien avoir eu des discussions avec PepsiCo pour lui demander de racheter Mondelez pour environ 35 dollars par action, ce qui valoriserait la société à 62,46 milliards de dollars. PepsiCo se trouverait alors en possession d’un portefeuille complet de snacks sucrés et salés, chips, confiseries, chocolat et autres. Il souhaite ensuite que le nouvel ensemble se sépare de ses activités dans les boissons et sodas. Il pense que PepsiCo doit le faire même si la fusion avec Mondelez ne se fait pas. « Le marché des sodas ne connaît plus la croissance, les goûts et les consommateurs changent », estime-t-il. Pour l’instant, il n’a guère eu de soutien. Le fonds BlackRock, actionnaire à hauteur de 5% de PepsiCo, ne pense pas soutenir cette initiative. Un porte-parole de PepsiCo a estimé pouvoir assurer seul « une croissance à long terme pour ses actionnaires » et avoir sa propre stratégie de développement. Nelson Peltz doit prochainement rencontrer Irene Rosenfeld, présidente de Mondelez. Les deux personnes ne s’aiment guère et se connaissent bien. Peltz a été à l’origine de la scission de Kraft, dont Irene Rosenfeld a été présidente, et qui a donné naissance à Mondelez. Il faut dire que « l’activiste », comme le surnomme la presse américaine est un expert en la matière : il a été derrière l’éclatement de Cadburry et des restaurants Arby’s et Wendy’s. Les analystes font cependant remarquer que le rapprochement des deux sociétés ne passerait pas l’examen des autorités de la concurrence dans de nombreux pays et que Nelson Peltz cherche davantage à faire monter en Bourse les actions des deux compagnies dont il est actionnaire.
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