La Commission européenne a prolongé de deux semaines l’enquête de concurrence sur le projet d’acquisition du groupe Gerber par le suisse Nestlé. Le rachat par Nestlé de la ligne de produits pour bébés Gerber, de son compatriote Novartis, avait été annoncé le 12 avril, pour un montant de 5,5 milliards de dollars en numéraire. L’opération avait été notifiée à la Commission pour accord et, initialement, Bruxelles devait rendre sa décision d’ici au 15 juin. C’est cette échéance qui vient d’être repoussée au 29 juin parce que Nestlé a en fait soumis à la Commission des propositions (« remèdes ») – telles la cession de certaines activités – afin d’éliminer d’éventuels problèmes de concurrence. Dès lors, la Commission va examiner si ces « remèdes » sont suffisants pour maintenir une saine concurrence dans l’UE. Le 29 juin, ou quelques jours avant, elle pourra soit autoriser la transaction, avec ou sans conditions, soit ouvrir une enquête plus détaillée d’une durée de 5 mois. Cette opération devrait conclure le programme de cessions engagé par Novartis dans le but de se concentrer dorénavant sur la santé, et en particulier la pharmacie. Nestlé quant à lui convoitait Gerber depuis plus de dix ans. Le groupe suisse avait fait une offre sur la société en 1994, mais avait été doublé par Sandoz, devenu Novartis après sa fusion avec Ciba-Geigy. Gerber, basé aux Etats-Unis, a dégagé 307 millions de dollars de bénéfice opérationnel en 2006 pour un chiffre d’affaires de 1,6 milliard de dollars réalisé avec la vente de produits nutritionnels pour enfants et nourrissons, d’une gamme de soins pour bébés, de produits de bien-être et même d’une assurance-vie.
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