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Vins et spiritueux Nette reprise des exportations en 2010

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L’année 2010 a redonné des couleurs aux vins et spiritueux français, selon le bilan des exportations dressé le 14 février à Paris par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS). Tous les vins et spiritueux français profitent de cette reprise. L’Asie en général, et la Chine en particulier, ont contribué à tirer les exportations vers le haut.

Après une année 2009 particulièrement difficile, la fédération évoque « un rebond significatif des ventes en 2010, tant en volume qu’en valeur » attribué surtout à la reprise économique mondiale. Plus de 2,3 milliards de bouteilles ont été vendues dans le monde l’an dernier, le secteur redevient le second excédent dans la balance commerciale française à 7,9 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires à l’export du secteur est évalué à 9,09 milliards d’euros dont 6,2 milliards pour les vins, pas très loin du record de 2007 (9,34 milliards d’euros) et de 2008 (9,31 milliards d’euros).
Les vins pétillants sont les grands gagnants de cette reprise avec une hausse de 418% des ventes en volume (219 878 caisses de 12 bouteilles vendues). Viennent ensuite les champagnes (+21%) à 10, 7 millions de caisses et les vins AOC de Bourgogne (+18%) avec 7 millions de caisses. Parmi les spiritueux, le cognac enregistre une hausse de 20% en volume (15,746 millions de caisses) et de 33% valeur (1,85 milliard d’euros).
Globalement, les vins tranquilles connaissent une bonne hausse des ventes avec 6% en volume et 12% en valeur. Même ceux qui enregistrent un petit recul en volume comme les vins AOC du Beaujolais (-2%) et du Languedoc-Roussillon (-5%), augmentent leurs ventes en valeur. Les bordeaux gardent leur leadership et réalisent un quart du chiffre d’affaires des vin français, avec un rebond de 17% à 1,5 milliard d’euros.

La Chine d’abord attirée par les vins de Bordeaux

Cette remontée s’explique par « l’excellente performance des marchés asiatiques » et par « la reprise du marché nord-américain », a expliqué Claude de Jouvencel, président de la FEVS. Le redémarrage est en revanche « plus timide » dans l’Union européenne.
La Chine figure pour la première fois parmi les cinq principaux pays importateurs des vins et spiritueux français. Ses achats, orientés vers le haut de gamme, se sont élevés à 564,8 millions d’euros, une hausse de 78,8% sur un an. Cette tendance a amplement bénéficié aux vins de Bordeaux qui assurent 85% des approvisionnements de vins de ce pays. Dans leur grande majorité, les grands vins de Bordeaux sont partis sur le marché chinois, selon Philippe Castéja, président des Grands Crus Classés. Hong Kong connaît le même enthousiasme pour les vins (+118%, à 307 millions d’euros). Les ventes de cognac se sont également envolées en Chine (71%).
De manière plus générale, l’Asie occupe une place croissante dans les exportations de vins et spiritueux français. Outre la Chine, Singapour, le Japon et Hong Kong figurent désormais parmi les 10 principaux clients. Ils représentent ensemble près de 21% des exportations.
Les Etats-Unis restent toutefois, et de loin, la première destination des exportations françaises, avec un total proche de 1,6 milliard d’euros, en forte progression (25,4%).
Le Royaume-Uni, deuxième client de la France, a repris ses achats à 1,3 milliard d’euros (+7,5%) sans revenir aux chiffres d’avant-crise.
L’Allemagne conserve sa troisième place (789 millions d’euros, +5,4%) grâce aux commandes d’importants volumes et des produits d’entrée de gamme.
Quatrième importateur, la Belgique est le seul pays à enregistrer une baisse de ses importations (593 millions d’euros, -2%).

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