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Neuf milliards d’habitants en 2050, à moins d’une catastrophe

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Dans un article paru le 22 janvier dans la revue Population & société, Henri Leidon, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined) confirme qu’il est « difficile d’imaginer une population mondiale nettement inférieure à neuf milliards en 2050 », à l’inverse des prévisions du modèle dit « du Club de Rome ». Dans ce modèle « d’effondrement endogène » datant de 1972, la population mondiale atteindrait un pic de 11 milliards d’habitants en 2050, avant de chuter brutalement et de revenir à six milliards d’habitants en 2100. Or, selon Henri Leidon, un tel effondrement est peu susceptible de se produire, « sauf à envisager des catastrophes d’une ampleur jamais rencontrée ». À l’horizon 2050, ces éventuelles catastrophes devraient entraîner au moins 83 millions de décès pour enrayer les dynamiques démographiques en cours. « Les grandes famines de l’URSS en 1918-1920, ou de la Chine en 1958-1961, ont causé plusieurs dizaines de millions de décès en trois à cinq ans », souligne Henri Leidon.

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