Alors que le nouveau premier ministre met la dernière main à son futur gouvernement qui donnera de plus amples indications sur les prochaines orientations de la nouvelle équipe, les premières déclarations de François Hollande ont déjà donné le la. Reconnaissant les difficultés qui sont devant lui, le nouvel élu s’est voulu toutefois déterminé affirmant « qu’il n’y a pas de fatalité au manque de compétitivité et à la dette ». Il propose même à l’Europe, et tout particulièrement à l’Allemagne, « un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l’indispensable stimulation de l’économie ». Un discours plutôt favorablement accueilli en Allemagne sans toutefois balayer toutes les préventions que peut nourrir la Chancelière face à tout ce qui pourrait remettre en cause la stabilité monétaire. Elle n’a cependant pas fermé la porte à une discussion sur la relance de la croissance, sujet qui sera abordé lors du conseil européen informel du 23 juin prochain. Le « new deal » que semble dessiner le futur gouvernement pourrait faire consensus. La nomination de Jean-Marc Ayrault, souvent associé à une gauche modérée plus encline à s’intéresser à la compétitivité des entreprises et à l’équilibre des budgets, est à même de rassurer, outre nos partenaires étrangers, les acteurs nationaux qui comme Laurence Parisot ont déjà apporté leur soutien à toute politique de compétitivité. Le nouveau président n’aura peut-être pas d’état de grâce, mais il a su, pour l’heure, déminer le terrain.

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