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Pac Nicolas Sarkozy veut « le maintien du budget de la Pac à l'euro près »

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Nicolas Sarkozy s'est une nouvelle fois catégoriquement opposé le 12 mai à la réduction du budget de la politique agricole commune (Pac) européenne et exigé son maintien « à l'euro près » sous peine de blocage des discussions, lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais. Le 10 mai, le commissaire européen au Budget Janus Lewandowski a jugé que la part des dépenses agricoles dans le budget européen devait continuer à baisser, afin de financer les nouvelles politiques de l'UE.

«La France veut le maintien du budget de la politique agricole commune à l'euro près. Qu'on discute à l'intérieur des conditions d'allocations, je suis d'accord, (...) mais nous voulons le maintien du budget (de la Pac) à l'euro près », a martelé Nicolas Sarkozy, en déplacement dans le Pas de Calais. « Et si on ne veut pas comprendre ça, la France bloquera », a poursuivi le chef de l'Etat lors d'une table ronde à Arras. « Que personne ne s'imagine que nous laisserons détruire la politique agricole commune, et que personne ne s'imagine que la France acceptera une réduction du budget de la politique agricole commune », a-t-il insisté, « ma capacité à accepter un compromis sur cette ligne rouge, c'est zéro plus zéro ». « Derrière tout cela, il y a l'héritage européen. La Pac, c'est la seule grande politique européenne. Donc, qu'il y ait des tentations d'aller barboter ici ou là, je le sais, mais il faut vite s'arrêter parce que ce sera sans la France », a répété Nicolas Sarkozy, « et la France a beaucoup d'amis ».

Ligne rouge
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a répété l'opposition de la France à un accord de libre-échange entre l'UE et les pays sud-américains du Mercosur. Un tel accord, dont les négociations ont repris au début du mois, conduirait à une baisse de revenu des éleveurs de 20 à 30%. « Je ne peux pas l'accepter, je ne l'accepterai pas », a assuré le président. Les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et Venezuela en phase d'adhésion) doivent « comprendre qu'il doit y avoir une ligne rouge », a ajouté Sarkozy. « Je suis pour la liberté du commerce loyal, à armes égales », a-t-il plaidé, « je ne vois pas pourquoi on doit accepter des produits qui ne répondent pas aux normes qu'on impose à nos agriculteurs ».

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