Abonné

Noix : la filière est en difficulté, trois mesures d’aide demandées à Fesneau

- - 2 min

Les deux grands bassins producteurs de noix du Périgord et de Grenoble ont rencontré le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 16 mars, pour faire part des « grosses difficultés » de la filière, a confié le président de l’interprofession régionale InterNoix Sud-ouest Fabien Joffre, au lendemain de la réunion. Les professionnels sont confrontés au pire scénario possible : des volumes « records » mais de « qualité variable » dû aux aléas climatiques et des cours mondiaux « en baisse ». « Cette année on a une production nationale de 50 000 t contre 38 000 t habituellement, et il reste à vendre 16 800 t, c’est énorme. Il en reste dans les organisations de producteurs mais aussi en fermes avec de grosses problématiques de stockage et de trésorerie sur les exploitations qui, pour certaines, n’ont aucune rémunération vu que les noix ne sont pas parties », explique M. Joffre.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

aléas climatiques
Suivi
Suivre
interprofession
Suivi
Suivre

La filière demande trois grandes mesures de soutien à l’État. « Le plus pressant est de trouver des marchés de dégagement, à niveau national ou à l’export », indique-t-il. Deuxième requête : soutenir l’investissement dans des outils d’énoisage (cassage) pour augmenter les volumes valorisés en cerneaux. La France dépend en effet largement des importations de cerneaux alors qu’elle est le deuxième producteur et premier exportateur européen de noix en coque (voir notre dossier). « Habituellement sur 38 000 t, on fait 30 000 t de coques et 8 000 t qu’on transforme en cerneaux, ce qui revient en gros à 3 000 t de cerneaux », détaille le responsable d’InterNoix Sud-ouest. Enfin, les professionnels veulent inclure la noix dans les opérations de communication visant à soutenir la consommation de fruits et légumes, prévues dans le plan souveraineté. En outre, le CGAAER va faire un « audit » sur « la structuration d’une filière Noix de France », a précisé M. Joffre.

« Pire scénario possible »