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Accords commerciaux Nombreuses critiques autour des accords de libre-échange commerciaux avec l'UE 

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« Une grossière erreur de calcul économique qui va détruire de la valeur en Europe ». Telle est la manière dont Coop de France qualifie le possible accord de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur. Dans un communiqué du 5 février, le représentant des coopératives agricoles estime que la Commission utilise abusivement l’effet de dilution en rapportant les quotas accordés aux pays sud-américains aux volumes totaux produits en Europe ». Il cite notamment le cas du Brésil. Plus gros producteur du Mercosur, ce pays "cible ses exportations sur les produits européens à forte valeur ajoutée", indique Coop de France. Et de poursuivre : "Ainsi, en optimisant la quasi-totalité des quotas alloués, le Brésil fournit déjà 51% des importations européennes de filets de poulet. Toute augmentation de quota sera attribuée uniquement à ce produit et conduira à une destruction de valeur dans les filières européennes". Un raisonnement qui s'applique également sur le viande bovine, prévient encore Coop de France. Pour cette dernière,  « aucun traité commercial signé par l’Europe ne doit accepter de comporter des clauses réglementaires inférieures à ce que l’Europe impose à ses propres acteurs» pour une «question de souveraineté alimentaire et d’indépendance économique de l’Europe ».

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De son côté, l'ONG européenne de défense des consommateurs Foodwatch a présenté le 7 février à Bruxelles une étude intitulée Le commerce à tout prix ? révélant le « scénario catastrophe » des cinq accords commerciaux que l’UE négocie dans « la plus grande opacité » avec le Japon, le Vietnam, l'Indonésie, le Mexique et le Mercosur. Exigeant la suspension de ces pourparlers, elle dénonce entre autres l’accord envisagé avec le Mercosur qui entraînerait notamment une forte augmentation de la production de bœuf et de soja du bloc sud-américain et de ses exportations vers l’Union, en dépit, souligne-t-elle, des conséquences dans cette région de l’élevage et de l’agriculture intensifs et de l’utilisation massive d’herbicides comme le glyphosate. Et Foodwatch de mettre l'accent sur "le fossé (qui) se creuse entre les ‘beaux’ discours d’Emmanuel Macron pour une nouvelle politique commerciale de l’Union européenne et une “Europe qui protège” (que Foodwatch appelle de ses vœux), et la réalité".