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Normes de commercialisation : les Vingt-sept soutiennent une révision du cadre européen

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Les ministres de l’Agriculture soutiennent la révision lancée par la Commission européenne des normes de commercialisation pour les produits agroalimentaires. Mais certains préviennent qu’il faudra veiller à ne pas rendre le dispositif plus complexe.

Les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis le 11 octobre à Luxembourg, ont largement soutenu le chantier dans lequel s’est lancée la Commission en vue de réviser les normes de commercialisation des produits agroalimentaires pour, notamment, introduire de nouveaux éléments liés à la durabilité. Un exercice d’équilibrisme entre la technicité du dossier et le risque de sur-réglementation. Et c’est le constat qui ressort de l’échange de vues entre les Vingt-sept. D’un côté, ce travail est nécessaire pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et aux demandes de la société sur des questions telles que le bien-être des animaux et l’origine des aliments. C’est d’ailleurs l’une des actions prévues par la stratégie De la ferme à la table. Mais de l’autre, beaucoup de délégations préviennent aussi qu’il faudra veiller à ne pas augmenter la charge administrative et à éviter des coûts supplémentaires. Plusieurs ministres ont donc demandé que soit réalisée une « évaluation des besoins » pour mesurer la demande réelle des consommateurs en la matière.

Lire aussi : Normes de commercialisation : une consultation publique en vue d’une révision

Pour le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski « s’il ne faut pas considérer les normes de commercialisation comme la solution unique à tous les défis de nos systèmes alimentaires, elles constituent un élément important de la boîte à outils ».

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La question des mélanges de miel

En attendant de se lancer de plain-pied dans ce dossier tentaculaire – qui devrait se pencher aussi bien sur l’étiquetage de la durabilité, les normes pour l’élevage (en plein air, en libre parcours…), le contenu en eau de la viande de volaille, le poids minimal des oies et canards pour produire du foie gras, que sur la vente en vrac d’huile d’olive –, les ministres ont discuté de la question plus précise de l’étiquetage des mélanges de miel. Ce dossier est une priorité pour la présidence slovène du Conseil. Quasiment tous les États membres ont clairement soutenu la révision du cadre juridique en la matière (qui fait partie de la directive miel). L’objectif étant de permettre un étiquetage plus précis des mélanges de miel en indiquant les pays exacts de production et la part de chacune de ces origines alors qu’actuellement il est seulement possible d’indiquer une origine « UE » ou « hors UE ». Le commissaire européen a confirmé que Bruxelles allait réexaminer la directive Miel sur la base de ce « signal fort » donné par les États membres. La Slovénie espère des résultats au premier semestre 2022 sous présidence française.