Abonné

« Nos négoces développent de bonnes pratiques depuis toujours »

- - 4 min

Suite au congrès du Négoce agricole Centre-Atlantique le 3 mai, son directeur Jean-Guy Valette, met en avant les bonnes pratiques des entreprises. L’occasion de faire le point sur la mise en route des certificats d’économie de phytos.

Comment se porte votre activité ?

Négoce agricole Centre-Atlantique rassemble 120 adhérents pour 4 Mt de collecte. Son activité est avant tout d’assurer la promotion du négoce agricole. Mais aussi d’apporter du service au-delà du cœur de métier, dans ce qui touche à la politique de l’eau, la qualité, également via des achats groupés. Depuis la création, la volonté des conseils d’administrations successifs est de développer des activités ou des structures qui renforcent l’efficacité économique des négoces. Il y a en 1989 la création d’Asfona, organisme de formation des salariés et des agriculteurs si besoin. À son actif, plus de 38 000 Certiphyto (Certificat individuel de produits phytopharmaceutiques, NDLR) concernant notamment 33 000 agriculteurs. On a, en 2003, pris une participation dans le Laboratoire Atlantique Analyses de La Rochelle. En 2009, créé Atlantique Céréales, un service marché de matières premières agricoles. Et plus récemment France Pallice, qui démarre la construction de silo en partenariat avec quelques coopératives. Une autre de nos activités est de développer des actions de communication. Exemple avec la démarche Vert l’avenir qui vise la promotion de bonnes pratiques en grandes cultures et vigne. Cela concerne notamment la protection intégrée avec station météo, la confusion sexuelle en viticulture, l’utilisation des drones, l’allongement des rotations en grandes cultures… Arrivent aussi les CEPP (Certificats d’économie de produits phyto).

Le décret sur les CEPP vient justement d’être publié, où en êtes-vous dans son application ?

On est en ordre de marche pour la mise en œuvre opérationnelle des fiches action. Celles-ci viennent en réponse à une demande sociétale, c’est important d’en tenir compte. Le problème avec les CEPP est que le dispositif inclut une pénalité à la charge des distributeurs pour des actions menées par des agriculteurs. Il ne s’agit pas d’une bonne mesure. En revanche, promouvoir des bonnes pratiques agricoles pour limiter l’impact des phytos fait partie de la démarche qualité de nos entreprises, qui les développent depuis toujours.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

économie
Suivi
Suivre
entreprises
Suivi
Suivre

Le congrès du Négoce agricole Centre-Atlantique, le 3 mai, a notamment tourné autour de « la révolution numérique ». Comment vos entreprises l’abordent-elles ?

Il s’agit de former, sensibiliser l’ensemble des équipes techniques. On ne peut pas passer à côté des OAD (Outils d’aide à la décision), de la révolution technologique depuis la parcelle jusqu’au bureau de l’agriculteur. Notre congrès s’est inscrit dans cette prise de conscience, pour que chacun aille plus loin dans la maitrise des évolutions techniques. Gilbert Grenier, enseignant chercheur à Bordeaux Sciences Agro, a employé cette formule : « passer d’une agriculture raisonnée à une agriculture mesurée ». Des mesures plus fines permettront demain d’analyser jusqu’à la parcelle, pas de plus grandes surfaces comme aujourd’hui. Les décisions seront prises à l’aide d’un ordinateur, de l’électronique embarquée, permettant une modulation des phytos, fertilisants. Avec comme résultat plus d’efficacité, qui ira de pair avec les bonnes pratiques.

Autre thème, la Pac. Quelles évolutions en attendez-vous ?

Nos entreprises souhaitent une Pac révisée, à la fois simplifiée et permettant à la France d’assurer sa première place dans l’UE, une Europe forte. Toutes les difficultés se sont empilées avec la récolte 2016 : de faibles rendements, des prix bas. La Pac doit aller plus loin que la simplification des procédures. Il faut trouver des outils permettant de minimiser les risques climatiques et sanitaires, de limiter la volatilité des prix.