En moins de dix ans, le chiffre d’affaires de Labeyrie a triplé, à plus de 750 M EUR. Xavier Govare, président du directoire de Labeyrie Fine Foods, qui a piloté ce développement, détaille la stratégie du groupe pour Agra alimentation. Symboles de la politique d’ouverture de nouveaux marchés pour les marques transversales que sont Labeyrie, Delpierre et Blini, l’arrivé prochaine de Labeyrie au rayon traiteur libre service, l’extension de sa gamme aux desserts glacés ou encore l’incursion de Blini sur le cœur de repas avec des fajitas surgelés. Si la priorité affichée est l’Europe, l’export plus lointain n’est pas négligé pour autant, avec notamment de bonnes perspectives en Amérique du Nord. En attendant, Xavier Govare lance un appel à la raison concernant les tarifs des produits à base de saumon, sous peine de voir cette industrie continuer de s’effondrer.
Labeyrie Fine Foods s’est construit par une succession d’opérations de croissance externe. Comment avez-vous construit une dynamique commune ? Et comment se fait-il que LBO France n’ait qu’une participation minoritaire ?
Nous sommes organisés comme une fédération de PME. Nos business units (BU) fonctionnent de façon indépendante. Elles ont chacune un directeur général et un comité de direction. Ce sont des unités à taille humaine concentrées sur leurs marchés. Je joue le rôle d’un chef d’orchestre, très impliqué dans la vie de ces PME, avec une réunion par mois avec les équipes de direction et des réunions ad hoc sur certains sujets marketing ou commerciaux par exemple.
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Les BU ont l’expertise métier. Le groupe apporte les marques transversales que sont Labeyrie, Delpierre et Blini, le back office – la comptabilité, les services juridiques et la fonction achat – ou encore la force de vente.
Lur Berri était déjà un actionnaire important du groupe, et voulait être majoritaire. LBO France porte effectivement normalement des participations majoritaires, mais leur intérêt était tel que dans notre cas, ils ont accepté d’être minoritaires.