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Négociations de l’OMC « Nous risquons d’aller droit dans le mur », estime M. Mandelson

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, a estimé le 4 septembre Peter Mandelson, dans une interview à la BBC, alors que la veille venaient de reprendre les pourparlers sur le volet agricole de ces négociations. La ministre française de l’économie et des finances, Christine Lagarde, s’était montrée encore plus sceptique le 30 août, déclarant : .

«La reprise des négociations à Genève et le sommet très important de l’Apec (Forum de coopération économique Asie-Pacifique) à Sydney doivent redonner de l’élan à ces négociations », a aussi souhaité M. Mandelson.

Le dossier de l’OMC devait en effet être abordé les 8 et 9 à Sydney (Australie) par les dirigeants de l’Apec, parmi lesquels les présidents américain, russe et chinois et le Premier ministre japonais L’Apec regroupe l’Australie, le sultanat de Bruneï, le Canada, le Chili, la Chine, les Etats-Unis, Hong Kong, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Pérou, les Philippines, la Russie, Singapour, la Corée du Sud, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam. Ce bloc représente 41% de la population mondiale et 56% du PIB de la planète.. Lors d’une réunion préparatoire, le 6 septembre, les ministres des Affaires étrangères et du commerce des pays membres ont convenu de la nécessité d’accélérer les pourparlers de Doha, reconnaissant que ceux-ci se trouvaient maintenant dans une phase cruciale et probablement finale. Mais ils ont aussi admis que de difficiles obstacles restaient à surmonter.

Pression sur les Etats-Unis

Le commissaire européen au commerce a par ailleurs estimé sur la BBC que les Etats-Unis devaient de toute urgence « clarifier et stabiliser leur position de négociation sur les subventions agricoles qui faussent les échanges» . « C’est, selon moi, le seul moyen de débloquer les restes des négociations », a-t-il affirmé. De son côté, pour étayer son scepticisme, Mme Lagarde a notamment cité une « modification des cartes en agriculture », le fait que le président américain George W. Bush n’ait « plus d’autorité de négociation » et l’écart toujours trop important, selon elle, « entre les positions des uns et les concessions des autres ».

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La ministre française de l’Economie et des Finances a jugé que, « dans ce cas, les négociations bilatérales sont préférables à rien du tout ».

Marathon à Genève

A Genève, les négociations sur l’agriculture ont repris le 3 septembre lors d’une brève réunion présidée par l’ambassadeur néo-zélandais, Crawford Falconer. Prévues jusqu’au 21 septembre, elles se dérouleront sous différents formats. Les rencontres bilatérales alterneront avec les pourparlers en groupe restreint d’une trentaine d’Etats membres qui se concluront par quelques sessions plénières. L’objectif est de réviser le projet de « modalités » présenté par M. Falconer fin juillet. « S’il n’est pas possible de réviser le texte, alors les négociations sont en danger », a prévenu ce dernier.