Mercredi 6 juin, le tribunal de commerce de Lille Métropole a accordé un sursis de trois semaines supplémentaires pour concrétiser le plan de reprise du spécialiste de la saucisse Jean Caby placé en redressement judiciaire depuis décembre 2017. Porté par des cadres de l’industrie agroalimentaire dont l’identité n’a pas été révélée, il prévoit d’investir 25 M€ pour relancer l’activité et surtout achever le transfert et l’extension en cours du site de production de Saint-André-lez-Lille à Comines (métropole lilloise). Objectif : se doter d’un outil industriel de dernière génération, mais aussi doubler sa capacité à 20 000 tonnes par an. Il manque encore 3,5 M€ dans le financement du tour de table, en sachant que l’État, la Région Hauts-de-France et la Métropole européenne de Lille s’engagent à verser 3 M€ cumulés d’avances remboursables.
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Parallèlement, des négociations sont en cours pour convaincre le Crédit agricole et la Caisse d’épargne de réduire le montant des remboursements dus par Jean Caby. Les 240 salariés encore en activité ont accepté par référendum de passer de 32 heures hebdomadaires de travail sur quatre jours à 37 heures annualisées et renoncé à certaines primes. Le plan de reprise prévoit également un plan de départ volontaire (40 collaborateurs) ainsi qu’un plan de sauvegarde de l’emploi qui porterait l’effectif sur le nouveau site de Comines à 150 salariés. Enfin, propriétaire de Jean Caby depuis 2012, l’investisseur franco-américain Éric Steiner ne devrait plus, contrairement à ce qui fut longtemps envisagé, faire partie du tour de table. Rendez-vous mercredi 27 juin pour l’ultime audience du dossier Jean Caby.