Les producteurs et transformateurs laitiers ont renégocié l’accord tarifaire qui les lie. Il prend en compte la crise du lait de consommation, mais seulement pour le 2e trimestre.
Les fédérations de l’interprofession laitière (FNPL, FNCL et Fnil) sont parvenues le 30 mai à un accord sur le prix du lait pour le deuxième trimestre sur la base d’un ajustement moyen annuel de - 5,20 euros/1 000 l sur les produits de grande consommation en 2005.
Cette moyenne prend en compte les - 4,5 euros appliqués dans le cadre de l’ancien accord au 1er trimestre. Pour le deuxième trimestre, en raison des désaccords intervenus en avril, les ajustements sont calculés sur une base mensuelle : - 7 euros en avril puis -5 euros en mai et juin. Les négociateurs ont fixé les ajustements à -5,3 euros/1 000 l pour les 3e et 4e trimestre. Ces chiffres seront désormais révisés tous les six mois pour les faire coller de plus près à la conjoncture et les faire accepter plus facilement par les différents acteurs de l’interprofession.
De plus, le nouvel accord permet aux entreprises les plus dépendantes des laits de consommation 1er prix et MDD d’appliquer une réduction temporaire de 3 euros/1 000 l maximum, au deuxième trimestre seulement. Cette décision entérine la réduction de prix pratiquée par Sodiaal en avril. Pour les autres, cette réduction temporaire doit être calculée au prorata de l’importance du lait de consommation dans leurs débouchés.
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Les mécanismes déjà en place d’indexation (-0,36 euro au 2e trimestre) et de flexibilité additionnelle pour le beurre et la poudre (-2,4 euros au 2e trimestre pour les entreprises concernées) s’ajoutent aux baisses négociées dans le nouvel accord. La clause de compétitivité, qui permet de maintenir un écart réduit entre les prix français et allemands, n’est pas activée ce trimestre.
Au troisième trimestre, la FNPL prévoit une tendance des index à la hausse, entre +1,5 et +1,9 euro. « Il faut maintenant tenir le marché intérieur, explique-t-on chez les producteurs. Les transformateurs doivent rester fermes avec les distributeurs, et ces derniers comprendre qu’ils ont fait leurs choux gras l’an dernier. »
Au final, ce nouvel accord se traduit par une poursuite de la baisse des prix payés aux producteurs. La FNPL estime toutefois qu’elle reste dans la tendance observée depuis 2003 et pourra être compensée par les paiements européens.