Plusieurs réorganisations sont intervenues à la Commission européenne au 1er janvier. Pour les services du commissaire Markos Kyprianou, elles visent autant à tirer les conséquences de problèmes récurrents dans la communication en matière de sécurité alimentaire qu’à préparer l’administration à ses nouvelles tâches législatives en matière de nutrition.
Améliorer la gestion des crises, optimiser le pôle nutrition et renforcer les contrôles sanitaires. Autour de ces trois axes, Markos Kyprianou, le commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs (Sanco) et son directeur général Robert Madelin ont réorganisé les services de la DG Sanco. Le nouvel organigramme Il devrait être disponible dans les prochaines semaines, en remplacement de l’ancien organigramme à cette adresse : http://europa.eu.int/comm/dgs/health_consumer/general_info/organigramme_en.pdf a pris effet au 1er janvier.
Les couacs des derniers mois dans l’utilisation du système d’alerte rapide et dans la communication sur la sécurité alimentaire les ont poussés à créer une cellule directement rattachée à la directrice générale adjointe, la Finlandaise Jaana Husu-Kallio. Cette nouvelle unité sera chargée des affaires scientifiques et des relations avec les parties prenantes dont l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments. Elle sera dirigée par le Belge Robert Vanhoorde.
Leçons de l’ITX
C’est donc une première leçon qui a été tirée des problèmes de répartitions des compétences entre les différents acteurs des crises sanitaires et surtout entre la Commission européenne et l’AESA, problèmes rencontrés par exemple lors des récents évènements liés à l’ITX. De nouvelles décisions seront sans doute prises suite à l’audit de l’AESA qui, depuis sa création, peine à trouver ses marques en matière de communication scientifique.
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Autre nouveauté de l’organigramme, toujours sous la houlette de la direction générale adjointe, une unité est désormais chargée des programmes de contrôle vétérinaire. Elle marque la volonté du commissaire Kyprianou d’accroître la pression pour que les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire adoptées ces dernières semaines ne restent pas lettre morte. La pertinence des inspections devrait aussi être décidée à un niveau plus politique.
Nutrition
Par ailleurs, MM. Kyprianou et Madelin se sont attachés à mieux définir les contours des différents pôles de la direction « Sécurité de la chaîne alimentaire ». Cette direction est toujours dirigée par Paula Testori Coggi même si celle-ci est une candidate bien positionnée pour prendre la tête de l’AESA, en remplacement de Geoffrey Podger.
L’unité dirigée par le Grec Basil Mathioudakis va se concentrer sur la politique alimentaire : les questions de nutrition et d’étiquetage. Il est notamment dégagé de ses prérogatives sur les questions de biotechnologies. Le dossier des OGM sera confié à l’Allemand Michael Flueh dont l’unité a été rebaptisée « Biotechnologies et santé des végétaux ».