Le groupe d’Atlanta a vu son bénéfice net reculer de 11 % à 1,002 milliards de dollars au premier trimestre 2005. Il faudra plus de temps pour que les lourds investissements dans le marketing et l’innovation portent leurs fruits.
Il faudra plus de temps à Coca-Cola pour pétiller à nouveau. Son bénéfice net du 1er trimestre 2005 a enregistré un recul de 11 % à 1,002 milliard de dollars par rapport à la même période de l’an dernier. Parmi les raisons évoquées pour expliquer ce repli, le géant déplore un trimestre comptant moins de jours ouvrables et des investissements plus lourds en marketing. Le taux de change, a contrario, a joué en sa faveur. Au premier trimestre 2005, le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 4 % à
5,266 milliards de dollars, alors que les volumes ont augmenté de 3 % seulement. Comme tous les groupes agroalimentaires, cette légère croissance des ventes par caisses doit beaucoup aux opérations internationales (+ 4 %), en particulier grâce à une croissance à deux chiffres dans les pays émergents tels que la Chine, le Brésil, la Russie et la Turquie, selon Coca. En revanche, les ventes en volume ont fléchi en Allemagne, aux Philippines, en Inde et en Europe de l’Ouest en général.
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350 à 400 millions de dollars d’investissement publicitaire et marketing
Le p.d.-g. Neville Isdell, confiant, a estimé de son côté que ces résultats trimestriels reflétaient les premiers effets de son « manifeste pour la croissance » présenté en novembre 2004 et destiné à relancer la marque. « Ces résultats reflètent notre intention affirmée d’accélérer nos investissements dans le marketing, l’innovation et nos capacités organisationnelles tout en gérant efficacement notre portefeuille de pays », a-t-il expliqué dans un communiqué. Et d’ajouter : « Nous prenons les mesures nécessaires pour positionner le groupe pour une croissance future ». Pour relancer la marque, en retard sur son principal concurrent en matière d’innovation et en proie à une chasse aux sorcières des deux côtés de l’Atlantique en matière de santé et de nutrition, son p.d.-g. avait présenté en novembre dernier un « manifeste pour la croissance ». Pour permettre un changement long terme, il avait alors annoncé 350 à 400 millions de dollars d’investissements dans la publicité et l’innovation, prévus pour 2005.
« Il nous reste du travail, mais j’ai confiance dans le fait que nous faisons ce qu’il faut, réalisant des progrès et que nos efforts nous apporteront des bénéfices à long terme », a conclu le p.d.-g. dans son communiqué.