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Nouvelle frontière

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Se nourrir, se vêtir, se chauffer, se laver, se déplacer… telles sont quelques unes des fonctions physiologiques essentielles de l’homme. L’agriculture a, de tout temps, assumé la première fonction ainsi que, pour partie, la seconde. Aujourd’hui, la voilà en mesure de répondre aussi aux demandes concernant les autres besoins humains. Produire de l’énergie à grande échelle, remplacer les produits chimiques de base utilisés dans la vie quotidienne, apporter du carburant nécessaire au déplacement de nos véhicules… Le progrès technique aidant, les frontières de ce que peut faire l’agriculture ne cessent de reculer. Le consommateur serait sans doute bien surpris si on lui présentait la liste de tout ce qui peut sortir des champs et des bêtes pour son confort personnel.

Pour le monde agricole, ces nouvelles fonctions ou nouvelles frontières, représentent deux avantages inappréciables. D’une part il s’agit de débouchés nouveaux à l’heure où, dans les pays occidentaux, l’alimentation de l’homme conduit surtout à la présence d’excédents. Des calculs savants ont bien montré combien de centaines de milliers d’hectares pourraient être mobilisés par ces nouveaux produits, de la plus petite niche jusqu’à la production de bioénergie de masse.

D’autre part, et peut-être surtout, ces nouvelles vocations sont sans doute une chance inespérée de raffermir les liens entre agriculteurs et citadins. En ces temps d’aspiration au développement durable, d’obsession légitime sur l’environnement, cette carte à jouer pour le monde agricole est fondamentale. Encore faut-il y mettre les moyens, tant pour développer ces productions elles-mêmes que pour les faire connaître.