La Commission européenne a décidé de renforcer les mesures de protection à l’encontre de la Roumanie, où de nouveaux cas de grippe aviaire ont récemment été découverts. Les experts internationaux, réunis en Suède, incitent plus que jamais à la prudence bien que le nombre de cas soit en baisse en raison du départ des oiseaux migrateurs. Selon les experts il faut se préparer à leur retour cet automne.
Après avis du Comité de la chaîne alimentaire et de la santé animale de l’UE, la Commission européenne a décidé d’interdire les importations communautaires de volailles et de viande de volailles à partir de quatre nouvelles régions roumaines où le viris H5N1 a été détecté dans deux élevages industriels. Il s’agit des régions de Covasna, Harghita, Mures et Sibiu dans le centre de la Roumanie. Cette nouvelle interdiction doit rester en place jusqu’à la fin de l’année. Des analyses doivent encore déterminer s’il s’agit d’un virus faiblement ou hautement pathogène.
Près de 60 foyers de grippe aviaire ont été identifiés sur des volailles en Roumanie depuis la découverte du premier cas en octobre dernier.
Quelque quatre tonnes de poulet susceptibles d’être contaminé avec le virus H5N1 de la grippe aviaire ont été saisies dans plusieurs hypermarchés de Bucarest.
Le Premier ministre roumain, Calin Tariceanu, a annoncé le 17 mai avoir limogé le président et l’un des vice-présidents de l’Autorité nationale sanitaire vétérinaire (ANSVSA) en raison de leur « mauvaise gestion » de la grippe aviaire.
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Demeurer vigilant
Réunis en Suède, des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’UE ont appelé le 15 mai les pays d’Europe à demeurer vigilants face à la grippe aviaire et à continuer de se préparer à une possible pandémie. Certes, ont-ils souligné, le nombre de cas a maintenant baissé en Europe, ce qui signifie que les oiseaux migrateurs sont partis, mais il faut se préparer à ce qu’ils reviennent cet automne.
Marc Danzon, directeur régional de l’OMS en Europe, a souligné qu’il est très clair que la trajectoire des oiseaux migrateurs est la même que celle des contaminations, corroborant la thèse selon laquelle le nombre de cas d’infections augmentera de nouveau. Selon lui « aucun continent n’est sûr», soulignant qu’un relâchement de l’attention ou des efforts présente « un risque majeur ».
Pour sa part, la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, Zsuzsanna Jakab, a indiqué que l’UE, la région du monde la mieux préparée à une possible pandémie de grippe, doit aider les autres pays d’Europe à faire face à un tel événement.