Alors que les exportateurs français de vins et spiritueux ont déjà perdu 600 M€ de chiffre d’affaires du fait de la surtaxation des vins tranquilles français exportés aux États-Unis, la nouvelle surtaxe américaine annoncée le 31 décembre rend « la situation encore plus préoccupante aujourd’hui », a déclaré César Giron, président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), à travers un communiqué le jour même. « Les nouvelles sanctions annoncées laissent craindre un alourdissement majeur des dommages subis par les exportateurs français sur leur premier marché d’exportation. Si la situation n’évolue pas, la FEVS évalue les pertes potentielles pour l’année 2021 à plus d’un milliard d’euros. », détaille le communiqué.
La FEVS exprimait déjà, en octobre, sa crainte de sanctions plus lourdes, en particulier dans le contexte de transition électorale actuel aux États-Unis. « Il est plus que jamais nécessaire de sortir de ce conflit interminable, car c’est la seule façon de mettre un terme à ces taxes », a souligné César Giron. Or, depuis la mise en œuvre de ces sanctions, les exportateurs frappés par les mesures américaines « n’ont bénéficié d’aucun accompagnement, d’aucun soutien de la part des autorités françaises ou européennes. Il est indispensable que cela change », a grondé le président de la FEVS.
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La fédération professionnelle appelle les autorités françaises et européennes à « engager sans tarder les discussions avec le futur président des États-Unis afin de trouver rapidement une solution à ce conflit ». Dans l’intervalle, elle préconise de « suspendre les sanctions appliquées de part et d’autre de l’Atlantique » (sanctions américaines au titre d’Airbus et sanctions européennes au titre de Boeing).
Pertes potentielles de plus d’un milliard d’euros pour l’année 2021