Abonné

Agriculture biologique Nouvelles impulsions pour les pays en développement

- - 3 min

Deux nouveaux outils permettront aux agriculteurs des pays en développement de mieux commercialiser les produits de l’agriculture biologique grâce à un meilleur accès au marché mondial. Ces dispositifs sont le fruit de six années de collaboration entre la FAO, la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture bio (Ifoam). Ils doivent faciliter l’écoulement des produits de l’agriculture biologique lors des échanges internationaux.

Le premier outil, « Equitool », est un guide qui aide les décideurs à évaluer si les normes relatives à la production et au traitement des produits bio d’une région déterminée du monde sont équivalentes – c’est-à-dire non pas identiques mais également valides – à d’autres normes bio.

Le second instrument, IROCB (International Requirements for Organic Certification Bodies), est un ensemble minimum de critères de performance requis par les organismes de certification bio. L’objectif est de permettre l’importation de produits certifiés par les systèmes de contrôle étrangers.

Ces deux dispositifs viennent d’être approuvés à Genève lors de la réunion de clôture du Groupe international d’experts sur l’harmonisation et l’équivalence en agriculture bio (ITF). Constitué en 2003 par la FAO, la Cnuced et l’Ifoam, celui-ci comprend des représentants de gouvernements, d’agences intergouvernementales et de partenaires clés du secteur privé, y compris des certificateurs et des accréditeurs.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Une « jungle »

Le commerce bio enregistre une croissance annuelle de 15 à 20%, selon la FAO. Plus de 100 pays exportent aujourd’hui des produits certifiés bio. Mais ce commerce est en butte à une multitude de normes, de règlements et de systèmes d’évaluation de la conformité. Plus de 400 organismes de certification publics et privés opèrent aujourd’hui sur le marché mondial. Des produits certifiés bio par un système ne sont pas facilement reconnus comme tels par un autre organisme, un véritable casse-tête qui accroît, en outre, les coûts des producteurs et des exportateurs bio qui souhaitent pénétrer différents marchés.

« Au lieu de perdre du temps, de l’argent et des marchés dans cette jungle de normes et de règlements, l’ITF a jeté les bases d’une coopération harmonieuse pour ceux qui souhaitent faciliter la croissance du secteur bio tout en maintenant l’intégrité du système », affirme Alexander Mueller, sous-directeur général de la FAO.

L’ITF souligne que le commerce bio doit se fonder sur des normes internationales et sur le principe d’équivalence, et que les organismes de certification dans le monde devraient avoir des exigences de performance communes. Il existe, actuellement, deux normes internationales pour l’agriculture bio : les directives de la Commission du Codex Alimentarius FAO-OMS pour la production, le traitement, l’étiquetage et le commerce des aliments issus de l’agriculture bio et les normes de base de l’IFOAM.