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Canard gras Nouvelles pistes pour lutter contre l’épizootie d’influenza aviaire

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Alors que l’épizootie de grippe aviaire touche de plein fouet la filière des palmipèdes à foie gras et ne cesse de progresser avec deux millions de canards désormais abattus dans le Sud-Ouest, les pistes pour enrayer la contamination et se prémunir de prochaines crises se multiplient.

Lundi 13 février, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a préconisé un changement du modèle de production du foie gras en France, autour de filières regroupées géographiquement allant du caneton à la boîte de foie gras, afin de limiter la propagation des virus. "Il va falloir avoir une stratégie pour limiter les transports, on va essayer de signer un contrat avec le Cifog (interprofession du foie gras, NDLR) pour revisiter le modèle de production", a déclaré le ministre à la presse pour la première fois depuis l'éclatement de la crise de grippe aviaire fin novembre en France. "Si on applique des règles (de biocontrôle, NDLR) avec un modèle de production inchangé, cela ne servira à rien", a-t-il poursuivi, soulignant que "la multiplicité de transport est un vecteur viral aussi". Ce qui revient à une remise en cause de l’organisation actuelle de la filière avec de nombreux opérateurs spécialisés pour chaque étape de l’élevage.

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Cette prise de position a coïncidé avec celle du président du Conseil départemental des Landes Henri Emmanuelli : ce dernier a suggéré la mise en place d'un nouveau vide sanitaire pour faire face à l'épizootie, afin de pouvoir fixer une date de reprise de la production. "Au point où nous en sommes arrivés, il vaudrait mieux tout abattre, qu'on sache à quelle date on pourrait reprendre la production" dans les élevages de palmipèdes, a affirmé Henri Emmanuelli. A l’inverse, la Confédération paysanne réclame de "limiter les abattages préventifs à 1 km autour des foyers" et surtout d'"en exclure les élevages autarciques".