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NT2i dévoille un prototype d’ovosexage moins couteux

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Poussins dans une écloserie Crédits : © CallallooAlexis/stock.adobe.com

Le broyage des poussins mâles n’aura plus court à la fin de l’année en France, et devra être remplacé par des solutions d’ovosexage, permettant de déterminer le sexe des embryons dans l’œuf. La société NT2i propose une solution moins couteuse que les solutions actuellement sur le marché.

A la fin de l‘année, le broyage des poussins mâles sera interdit en France. Les couvoirs devront avoir recours à des solutions d’ovosexage afin de déterminer le sexe des embryons dans l’œuf afin d’éliminer les mâles avant l’éclosion. Et l’une des problématiques soulevées aujourd’hui est de savoir qui supportera les coûts induits par cette nouvelle législation : le distributeur ou le consommateur ?

Utilisant son savoir-faire, la société NT2i spécialiste des techniques d’imagerie industrielle couplées à l’intelligence artificielle, également utilisées sur le domaine militaire, « s’est intéressée au marché de l’ovosexage sur les œufs de poules », explique le directeur Mohamed Bouabdellah, à l’origine de ce projet. « Tout le challenge était de définir, concevoir et développer une technologie qui ne ressemble pas à ce qui existe aujourd’hui sur le marché de l’ovosexage. La technique que nous avons développée n’est ni de de l’imagerie hyper-spectrale, ni de la spectrométrie, ni de l’IRM, ajoute-t-il. Notre solution peut examiner au minimum 20 000 œufs par heure, avec une précision d’ovosexage de 13 à 14 jours avant la ponte compatible avec les attentes du marché, comme ce qui se fait actuellement avec l’imagerie hyper-spectrale. Nous pourrions même améliorer ces délais avec un taux de précision aussi bon, si ce n’est meilleur ». Pour ne pas donner d’information sur ses recherches à la concurrence, NT2i a décidé de ne pas déposer de brevet.

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Solution plus économique

La différence de ce nouveau procédé mis au point par NT2i, porte surtout sur le coût qui serait « jusqu’à deux fois moins élevé pour l’éleveur », précise Mohamed Bouabdellah, par rapport à ceux proposés aujourd’hui par des prestataires de services externes, qui appliquent des tarifs à l’œuf sexé. La méthode la moins couteuse actuellement parmi les trois solutions techniques proposées, est de l’ordre de 0,30 € par poussin sexé. « Notre business model prévoit la vente d’un équipement clé en main adapté à la taille du couvoir », indique le responsable. Une différence importante avec les autres techniques qui fonctionnent uniquement en prestation de service et sont maîtres de leur process. Pour l’instant, NT2i en est au stade du prototype, « mais nous sommes en discussion avec plusieurs interlocuteurs pour passer à la phase de commercialisation », précise-t-il.