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Nutrition/Santé : avis critique du Haut conseil de la santé publique

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Un catalogue de recommandations. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a rendu public, le 2 juin, son avis dans le cadre de l’élaboration de la stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc). Après avoir rappelé les préconisations émises dans ces travaux antérieurs, l’institution se montre critique envers la méthode gouvernementale. Elle pointe l’articulation « illisible » entre les « multiples plans et stratégies » déployés ces dernières années. « Le HCSP s’interroge, par ailleurs, sur le choix retenu par le législateur d’agir par le biais d’un instrument de " soft law " plutôt que d’inscrire les objectifs de la Snanc dans une loi », peut-on lire. « L’outil utilisé semble peu à la hauteur de l’importance des enjeux soulevés », tranche ensuite le rapport.

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Le HCSP plaide pour remettre de l’ordre. Il recommande que la Snanc « prime » sur les programmes liés à son périmètre, comme le programme national alimentation (PNA). Le HCSP recommande un pilotage interministériel appuyé par « une expertise scientifique collective ». Il insiste sur la nécessité de veiller à « l’absence de conflits d’intérêts avec les opérateurs économiques et les lobbyistes, en particulier dans le domaine alimentaire ». Outre la question de la gouvernance, le HCSP plaide pour « la convergence ou du moins une articulation plus forte » entre toutes les dimensions liées à l’alimentation (agriculture, environnement, santé…) dans les politiques publiques, via la Snanc. Peu d’actions concrètes sont proposées, mais elles sont fortes. Parmi elles, plus de régulation de la promotion commerciale et des « mesures de taxation/subvention » sur les produits alimentaires en fonction de leur effet sur la santé.

Le HCSM préfèrerait une loi qu'une stratégie