La Stratégie nationale bas carbone (SNBC) a été adoptée en Conseil des ministres, le 18 novembre. L’objectif français est de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050. « Dans le secteur de l’agriculture, la SNBC a pour objectif une baisse de 12 % des émissions grâce à l’agro-écologie (d’ici 2028, ndlr) », lit-on dans le compte rendu de l’Élysée. La SNBC recommande de passer par le maintien des prairies, l’optimisation des intrants ou encore le développement de l’agroforesterie. À titre de comparaison, les bâtiments vont devoir fournir un effort de -54 %, les déchets de -33 %, les transports de -29 % et l’industrie de -24 %. Ainsi, la loi de transition énergétique précisait que la SNBC doit « tenir compte de la spécificité de l’agriculture. » La crainte des agriculteurs portait sur l’inclusion du méthane entérique dans la SNBC. Finalement, la loi de transition énergétique y précise la spécificité de l’agriculture. Le méthane entérique est, en revanche, exclu du plan de réduction des polluants atmosphériques, mentionné dans l’article 64 de la loi de transition énergétique. Ces objectifs de réduction, appelés “budgets carbone”, sont des plafonds d’émissions de gaz à effet de serre fixés par périodes successives de 5 ans, pour « définir la trajectoire de baisse des émissions. » Pour atteindre ces objectifs, mis à part les recommandations spécifiques à l’agriculture, l’Élysée compte sur « une forte mobilisation dans l’éducation, notamment des plus jeunes, ainsi qu’un accroissement de l’effort de recherche. » Un décret fixant les trois premiers « budgets carbone » et approuvant la SNBC sera publié dans les prochains jours, lit-on dans le compte rendu du Conseil des ministres. Il devrait l’être avant la fin des négociations de la COP21, selon une source du ministère de l’Agriculture. La SNBC doit être revue tous les cinq ans.
CR
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« L’étude d’impact de la stratégie nationale bas carbone révèle la création nette de 350 000 emplois » (Elysée).