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Volailles/Résultats Objectif compétitivité pour Cooperl Arc Atlantique

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Si le chiffre d’affaires 2012 du leader français de la production et de la transformation porcine (Cooperl Arc Atlantique) a légèrement progressé à 2,082 milliards d’euros, son résultat reste toujours aussi faible, à 6 millions d’euros. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre de lourds investissements pour améliorer sa compétitivité.

Le groupe coopératif breton (Lamballe, Côtes d’Armor) souffre d’un prix élevé de la viande et d’une valorisation insuffisante sur le marché, comme l’ensemble du secteur de la viande. Cooperl Arc Atlantique est concerné à double titre par la crise du secteur porcin. Il est en France premier producteur de porcs vifs au travers de ses 2200 éleveurs adhérents (5,694 millions de porcs produits) et premier industriel de la viande, avec 4,780 millions de porcs abattus et transformés. Il détient également une branche salaisons (Brocéliande, environ 15 % de son CA) et un pôle de nutrition animale, avec une production annuelle de 1,6 million de t d’aliments environ (autour de 30 % de ses ventes). Mais les volumes abattus ont baissé de 120 000 porcs d’une année sur l’autre, confirmant ainsi que la crise de la filière est profonde. Les élevages français manquent de compétitivité, c’est acquis. Mais pour le groupe de Lamballe, la principale raison de cette situation de crise, marquée par les menaces de démantèlement voire de disparition du groupe Gad, troisième opérateur porcin français, c’est le dumping social auquel se livre l’Allemagne qui reste la première cause du déclin du secteur français.

Poursuite des investissements

Dans ce contexte périlleux, Cooperl Arc Atlantique continue d’investir massivement. Il a injecté 40 millions d’euros dans son parc industriel (15 sites) l’an passé. Et il annonce qu’il agira avec la même vigueur cette année (50 millions d’euros d’investissements budgétés). « Il s’agit de développer l’automatisation et la robotisation de tâches en découpe pour réduire l’écart de compétitivité avec les industriels allemands (dominateurs en Europe NDLR), et plus généralement de maintenir nos outils à niveau», explique-t-on chez Cooperl Arc Atlantique. Parallèlement, le groupe coopératif a mis en place, au premier trimestre de cette année dans ses usines, un ensemble d’indicateurs de développement durable sur les chaînes de production. Objectif : valoriser toutes les pratiques pouvant conduire à l’optimisation des paramètres économiques, environnementaux et sociaux. Et récompenser par un système de primes les 4800 salariés atteignant les objectifs dans leur atelier respectif.
Cooperl Arc Atlantique cherche par tous les moyens à optimiser l’ensemble de son système de production pour gagner en productivité. Dans le même temps, il continue de développer les activités industrielles à même de générer de la valeur ajoutée, comme les produits élaborés ou des produits à marque propre. Cette année, les fabrications de plats préparés seront regroupées dans un atelier dédié, à Lamballe. Sur le plan commercial, la marque Cooperl progresse doucement en viandes élaborées tandis qu’en salaison, la marque Brocéliande gagne des référencements dans les rayons LS de la grande distribution. Enfin, Cooperl Arc Atlantique soigne ses flux à l’export (38 % de son CA), et développe des partenariats de transfert de savoir-faire vers la Chine. Pour y vendre de la viande, mais surtout un savoir-faire. « Nous avons sur place une équipe de sept à huit personnes », précise-t-on chez Cooperl.

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