La FNCBV tiendra son congrès à Nancy les 27 et 28 octobre. La fédération exposera son programme pour « garder une production de viande en France ». Il faut pour cela améliorer la compétitivité des filières, resserrer les liens entre producteurs et industriels et garder des politiques agricoles européennes.
«Garder une production de viande en France ». Tel sera le thème du prochain congrès de la Fédération nationale de la coopération bétail et viande (FNCBV) à Nancy les 27 et 28 octobre. « Il faut sécuriser les éleveurs et mieux organiser les filières », a indiqué le président de la fédération, Jean-Michel Fritsch, qui présentait le rapport d’orientation le 19 octobre. Cela doit passer notamment, selon lui, par plusieurs facteurs : « Faire la chasse aux distorsions de concurrence intra-européennes, simplifier les démarches administratives, baisser les charges pour plus de compétitivité et un renforcement des interprofessions ».
La contractualisation en question
Mais pour « garder une production de viande en France », il faut aussi améliorer les relations entre les producteurs et les industriels. En clair, la FNCBV indique vouloir « reconstruire l’offre : la structurer pour être capable de répondre aux attentes de ses clients ». « Les entreprises peuvent travailler à la construction de relations apaisées, à contractualiser sur la nature, le volume et la qualité des produits, à sécuriser les débouchés et les approvisionnements, à imaginer de nouvelles modalités de détermination des prix », indique la FNCBV dans son rapport d’orientation. « Le renforcement des filières viandes et en particulier des coopératives, passe par une meilleure maîtrise de la détermination et de la mesure des prix. Ce point sensible de la relation producteur industrie est resté enfermé dans des modes de fonctionnement traditionnels qui constituent de vrais handicaps aux adaptations et à l’enrichissement de cette relation », ajoute la fédération.
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Inquiétude sur l’OMC
« Garder une production de viande en France », cela doit aussi passer pour la FNCBV « par une préférence communautaire et la pérennité des politiques agricoles ». Jean-Michel Fritsch affiche à ce propos une certaine inquiétude quant aux négociations en cours à l’OMC, notamment sur les conséquences qu’elles pourraient avoir sur le marché de la viande. « Il faut une mobilisation des pouvoirs publics et des organisations professionnelles afin de rallier le maximum de nos partenaires européens pour tenter de revenir à des dispositions qui soient plus conformes aux objectifs du mandat de la Commission », indique le rapport d’orientation. « Nous saluons l’action du ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, pour fédérer le maximum de pays européens et surveiller Mandelson. Mais nous savons bien comment ça se passe, l’Europe finira par baisser sa garde », estime Jean-Michel Fritsch.