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En direct de Bruxelles Obstacles de l’ombre

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« Les barrières réglementaires sont plus compliquées à abolir que les barrières commerciales traditionnelles parce qu’elles ne sont pas supposées du tout être des barrières commerciales » : c’est ce que vient de rappeler Karel De Gucht lors d’une récente intervention portant sur la négociation de l’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis, dont la deuxième session a été reportée à cause du « shutdown » à Washington. Le commissaire européen au commerce aurait pu ajouter que ces obstacles ont parfois de forts relents politiques, au moins dans le domaine sanitaire et phytosanitaire et dans des cas comme la Russie. Les autorités de ce pays viennent ainsi de discerner un « affaiblissement » des contrôles des produits laitiers en Lituanie, et donc d’en bloquer l’accès sur leur territoire. Or, il s’avère que Vilnius, qui préside actuellement l’UE, est une ardente avocate du rapprochement entre l’Union et les ex-républiques soviétiques. Un rapprochement qui irrite Moscou. Et ce n’est là qu’un exemple de ces barrières, plus politiques que destinées à protéger la santé du consommateur. Dans les négociations avec les États-Unis, c’est plutôt la suppression des barrières réglementaires – et donc l’harmonisation des normes – qui risque de poser un problème. Une étude du Parlement européen avertit en effet que le contrôle de la réglementation américaine sur la sécurité alimentaire souffre de « lacunes critiques ». Des lacunes dont souffrent 287 Américains récemment intoxiqués par du poulet californien.

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