Œneo-bouchage a inauguré à la mi-novembre en Espagne une nouvelle usine de bouchons de haute technologie située à San Vicente de Alcantara, en Estrémadure. L’entreprise française a investi 15,5 millions d’euros dans cet outil pour y traiter 8 tonnes de liège par jour, soit de l’ordre de 500 millions par an de bouchons de haute technologie « garantis sans goût de bouchon ». Ces nouveaux bouchons sont « incarnés » par Diam, un bouchon fait de farines de liège dont on a extrait le TCA, la molécule responsable du goût de bouchon.
La construction de l’usine espagnole répondait au désir d’Œneo de se rapprocher d’un des principaux gisements de liège du monde.
La nouvelle stratégie misant sur les bouchons technologiques commence, selon la direction d’Œneo, à porter ses fruits puisque déjà 1 200 clients dans 23 pays ont opté pour Diam, le seul bouchon en liège de ce type dans le monde.
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Ce « recentrage » des activités bouchage d’Œneo a nécessité un plan social dans l’usine de Céret, fin 2004, et la disparition de 40 des 200 emplois.
« L’usine de Céret reste un lieu de production puisqu’elle est chargée des finitions des bouchons haute-technologie », indique-t-on néanmoins. La direction examine la possibilité d’une location, voire éventuellement de la vente d’une partie des bâtiments devenus inutiles de l’actuelle usine de Céret, sans qu’aucune décision n’ait encore été prise.