Décriée de toutes parts, Bruxelles tente de défendre son projet de révision de législation sur les OGM, jugé « inapplicable », « contraire aux règles européennes », « discriminatoire ». Depuis sa présentation, les critiques se multiplient contre ce texte qui prévoit de laisser plus de liberté aux États membres pour restreindre sur leur territoire l'usage d'OGM autorisés au niveau communautaire. Dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce, la Commission européenne assure à ses partenaires commerciaux – Etats-Unis, Canada et Brésil en tête – que sa proposition n'introduit pas de restriction ou d'interdiction des importations et de la circulation des OGM, seulement une limitation possible de leur utilisation dans certains États membres. Et sur son marché intérieur, le commissaire européen à la santé assume le service après-vente du projet auprès du Parlement européen, des parties prenantes et prochainement des ministres de l'agriculture des Vingt-huit, lors de leur réunion le 13 juillet. Cette proposition est, selon Vytenis Andriukaitis, le meilleur moyen – et même le seul puisque, prévient-il, « il n'y a aucun plan B » – de détendre le débat sur les OGM en attendant une seconde génération de variétés transgéniques (résistantes à la sécheresse par exemple) qui saura faire la preuve de son utilité auprès du grand public. C'est aussi le moyen pour Bruxelles de se débarrasser d'un dossier inextricable.
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