Quelles sont les intentions de la Commission européenne ? C'est la question que se posent tous les observateurs alors que Bruxelles s'apprête à proposer une forme de renationalisation des autorisations de commercialisation des OGM dans l'UE. Une mesure dont personne ne semble vouloir – ni les organisations agricoles, ni les ONG, ni même les États membres – et qui paraît difficile à rendre compatible avec les règles du marché intérieur. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'était engagé à réviser le processus de décision sur les autorisations d'OGM que ce soit pour la culture ou la commercialisation, dans les six premiers mois de son mandat. Il devrait finalement mettre sur la table un texte qui ressemble plus à un coup politique dont l'un des objectifs pourrait être de placer les États membres devant leurs contradictions. Certains votent systématiquement contre les autorisations d'importation de nouvelles variétés transgéniques mais les utilisent massivement une fois qu'elles sont sur le marché communautaire. En même temps, la Commission européenne est certainement gênée pour remettre totalement à plat la prise de décisions en la matière alors qu'elle négocie un accord de libre-échange avec les États-Unis pour qui la question des OGM est centrale. Les États-Unis où, d'ailleurs, le Congrès cherche à interdire les initiatives locales visant à rendre obligatoire l'étiquetage de la présence d'OGM dans les produits alimentaires.
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