Le Parlement européen a définitivement adopté la nouvelle règlemen-tation européenne sur les OGM permettant aux États membres d'en interdire la culture sur leur territoire sans – théoriquement – s'exposer à des recours juridiques. Il aura fallu quatre années de discussions, en particulier au sein du Conseil où les États membres sont très divisés, pour faire aboutir ce dossier qui devait régler l'épineuse question des plantes génétiquement modifiées en Europe. Mais le feuilleton continue. Les débats compliqués entre États membres sur ce texte – et plus encore sur l'autorisation de mise en culture du maïs transgénique 1507 de Pioneer qui devrait sous peu obtenir l'approbation de la Commission alors que 19 pays s'y sont opposés – ont en effet convaincu le nouvel exécutif européen qu'il était nécessaire de revoir en profondeur le processus décisionnel de l'UE dans ce domaine. Une proposition législative devrait être présentée dans les prochains mois pour remettre en cause le principe de la majorité qualifiée et mieux tenir compte de l'avis des délégations. Pas sûr que ce nouveau dispositif réponde aux attentes du secteur agroalimentaire, au contraire. Selon l'industrie des biotechnologies, le temps d'examen pour l'autorisation de commercialisation d'un nouvel OGM dans l'UE serait passé en quelques années de 4 ans à 6 ans. Actuellement, 58 variétés génétiquement modifiées seraient en attente dans les différents niveaux du système européen, dont 12 à qui ne manquent que le feu vert de la Commission.
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