« Malgré le fait que des progrès significatifs ont été accomplis, la présidence conclut qu'un accord politique n'est pas possible », a déploré le Danemark après six mois de pourparlers sur le dossier des OGM. Le pays qui assure la présidence de l’UE a abandonné, lors du Conseil des ministres de l’environnement, tout espoir d'obtenir un accord sur le nouveau dispositif d’autorisation de mise en culture d'OGM en Europe. Même si la Commission de Bruxelles maintient sa proposition qui consiste à laisser la liberté aux Etats membres d’interdire sur tout ou partie de leur territoire la culture des OGM en invoquant des raisons autres que sanitaires et environnementales, et espère que des négociations pourront se poursuivre, son projet semble sur le point d’être enterré. Chypre, qui assurera la présidence de l'UE pour les six prochains mois, n’a pas prévu de remettre le sujet sur la table. Dans ce contexte, la Commission espère quand même mettre fin à la politique de tolérance zéro vis-à-vis des vis des OGM non encore autorisés à la commercialisation en Europe pour les importations d’alimentation humaine. Bruxelles voudrait que son projet de règlement entre en vigueur dès la fin de l’année. Ce dispositif serait sensiblement le même que celui adopté – non sans mal – début 2011 pour les importations d’alimentation animale. Cette fois, le dossier est encore plus sensible puisqu’il touche à l’alimentation humaine. L’Allemagne a d’ores et déjà annoncé qu’elle s’y opposait. La Commission pourrait donc se diriger vers un nouveau désaveu.
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