Particulièrement inquiète quant à la probable levée prochaine du moratoire européen sur les OGM, la Confédération paysanne estime que « l’adoption officielle du réglement européen sur l’étiquetage et la traçabilité des organismes génétiquement modifiés ne saurait servir, à lui seul, de prétexte à une reprise des autorisations de cultures d’OGM ». Le syndicat réaffirme son refus de la directive européenne « qui prévoit de légaliser la contamination génétique des semences à des taux compris entre 0,3 et 0,7% » et réclame « l’étiquetage des semences au delà du seuil de détection du 0% technique». Il demande aussi l’application du principe polleur=payeur, la «mise en oeuvre effective du protocole international sur la biosécurité», et la « mise en place d’un réel débat public, démocratique, représentattif et décentralisé sur les OGM ». « Tant que ces conditions minimales ne sont pas remplies, il ne peut être question de reprise des autorisations de mise sur le marché d’OGM», affirme la Confédération paysanne.
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